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- Dégustation « Bordeaux, Rive Droite et Rive Gauche » Reconnaissons que je me suis un peu laissé forcer la main pour parler Bordeaux, moi le Bourguignon de cœur. Pour me donner bonne conscience et ne pas paraître trop sectaire, j’ai choisi ce soir-là des vins qui sortaient de l’ordinaire… Comment traiter Bordeaux en une dizaine de vins ? On ne peut aborder un tel univers qu’en ne faisant que des choix radicaux. Je me suis donc concentré sur les rouges, laissant les blancs secs pour une nouvelle occasion et conservant quand même un beau liquoreux pour la fin de soirée. Et sur ces rouges, j’avais deux intentions, confronter autant que possible, la vinification traditionnelle à l’approche moderne des vins Parkérisés et comparer les vins de la rive gauche, dominés par le cabernet-sauvignon à ceux de la rive droite à forte proportion de merlot. Sur les deux premiers Bordeaux Supérieurs, La Chapelle Maracan 2001 est apparu comme un « bon petit Bordeaux », alors que le Château de Bel 2004 nous a éblouis par sa puissance de feu et par sa belle extraction. Le Château Clarke 2000 est digne de la famille Baron de Rothschild, mais méritait une belle oxygénation pour s’oxygéner. Le Château Lagrange, même dans la petite année 1997 assumait quant à lui pleinement son statut de Cru Classé. Bon, le bourguignon que je suis est nettement plus à l’aise Rive Droite. Je me sentais, disons en famille, avec le Saint-Emilion Grand Cru 2000 Vieux Château des Combes ou La Fleur de Château Armens 2001. Le Clos des Ormeaux 2005, un magnifique Pomerol que nous avions carafé pour l’occasion a remporté tous les suffrages. Un vin à l’aveugle à semer la confusion. Il s’agissait d’un merlot chilien de la maison Crucero que la majorité des goûteurs avait situé rive droite, ce qui n’était pas absurde, en précisant que c’était un vin dit moderne. Et surtout, tout le monde s’est retrouvé sur le Loupiac du Château de Ricaud, le vis-à-vis d’Yquem, juste de l’autre côté de la Garonne, dans une appellation nettement plus abordable. |
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